IGP ou AOC

Définitions

logo-AOC-IGP Selon le Ministère de l'Agriculture Français, l'IGP ou Indication Géographique Protégée « désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires dont les caractéristiques sont étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration ».

C'est surtout un signe de qualité européen utile dans certains cas pour éviter la contrefaçon. Cependant, il ne garantit pas obligatoirement l'origine des matières premières utilisées, puisque le producteur peut avoir pour seule obligation la localisation du lieu de transformation. Le produit final n'est souvent que transformé dans l'aire géographique délimitée par l'IGP.

Selon la même source, l'AOP ou Appellation d'Origine Protégée (signe de qualité européen qui remplace les AOC) « désigne un produit originaire d'une région ou d'un lieu déterminé, dont les caractéristiques sont dues essentiellement à ce milieu géographique. Elle résulte de la combinaison d'une production et d'un terroir qui s'exprime par le savoir-faire des hommes ».

C'est donc un label qui garantit l'origine de produits alimentaires traditionnels, issus d'un terroir et d'un savoir-faire particuliers. Il porte sur les qualités, les caractéristiques d'un produit, son terroir d'origine, et le savoir-faire du producteur.

La confusion entre les deux systèmes de certification est flagrante et il devient difficile pour les consommateurs d'assimiler la différence entre AOP et IGP. Ils sont par contre sensibles à la symbolique attachée à certains termes de lieux qui véhiculent une image de qualité.

Il est à noter qu'en raison d'un assouplissement des exigences de l'IGP pour les cahiers des charges les plus récents, il est aujourd'hui possible d'élaborer un Jambon de Vendée IGP, ou une Charcuterie corse IGP avec des porcs en provenance de n'importe quel pays de l'Union Européenne.

Concernant le sel de Guérande, si l'on se réfère aux textes, il est étonnant de constater que l'IGP en ce qui concerne la fleur de sel, autorise les opérations de tamisage et de séchage. Or il est inconcevable qu'elle subisse ce type de traitement car c'est un produit délicat et très fragile, qui doit, pour garder ses qualités, être le moins possible soumise à des contraintes mécaniques. Il est légitime de croire que le but de cette tolérance est de permettre son conditionnement de manière industrielle. Le pire c'est que ceux qui travaillent la fleur traditionnellement sans contrainte mécanique, n'auront plus le droit d'en faire état !

Une partie importante de la profession estime que le bassin du Mes bien distinct de celui de Guérande ne devrait pas bénéficier de l'appellation. L'IGP qui rend ce mélange légal, non seulement n'impose pas le fait d'en faire état sur les emballages, mais interdit à ceux qui n'y ont pas recours, toute possibilité de le mettre en avant.

En revanche, le label AOP est beaucoup plus protecteur pour les consommateurs et les producteurs, quoi que subissant aussi une dérive industrielle, il garantit mieux l'origine des matières premières comme des produits finis et respecte la notion de terroir.

En 1992, les paludiers associés de la Société TRAD Y SEL ont soutenu un dossier A.O.C. auprès de l'INAO, et du Ministère de l'Agriculture, malheureusement sans résultat. En effet, il est légitime de parler d'AOP (qui remplace l'aoc au niveau européen) plutôt que de IGP car nous avons tous les éléments nécessaires à cette certification qui est plus restrictive.

Il faut noter que ces appellations sont des obligations de moyens, et non de résultat. Même si tous les éléments sont réunis pour proposer un produit de qualité, un mauvais producteur pourra mettre sur le marché un produit médiocre en bénéficiant tout de même de l'appellation.

Une IGP pour le sel de Guérande

Malgré les bénéfices supérieurs qu'aurait pu apporter l'AOP, l'IGP l'appellation « Sel de Guérande » a été obtenue au printemps 2012. L'arrivée d'une Indication Géographique Protégée pour le sel de Guérande a de lourdes conséquences pour les petits producteurs indépendants. Une fois l'IGP appliquée, elle oblige tous les producteurs de la zone indiquée à faire labéliser leur exploitation, au risque d'être déréférencés des circuits de distribution alimentaires français. Ceci met en péril une multitude de véritables producteurs traditionnels, pour qui la mise en conformité et le coût des contrôles et autres adhésions sera démesuré par rapport aux bénéfices escomptés pour leur petite exploitation. Plus de 80 d'entre eux ont suivi une procédure d'opposition à l'IGP en dénonçant les aberrations du cahier des charges, les dysfonctionnements de l'ODG (O D G), et les évidentes relations « juges et parties » de la Coopérative. Ils ne bénéficient que d'un délai de 5 ans pour cotiser et se mettre en conformité.

Les précurseurs de ces signe « dits de qualité » européens ont été élaborés il y a deux siècles pour protéger la diversité en particulier de nos vins et de nos fromages, ils ont permis de maintenir traditions et savoir faire

Ces nouveaux signes de qualité européens applicables dorénavant à tous les produits agricoles devraient défendre la spécificité des terroirs et des hommes qui y travaillent, et non aboutir à la disparition des petits acteurs de nos terroirs. Ces signes de qualité sont de plus en plus aux mains des grosses structures qui veulent s'approprier des appellations reconnues, en supprimant la concurrence.

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